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Trevoux

La ville de Trévoux est assez jolie, elle est bâtie en amphithéâtre sur la côtière de la rive g. de la Saône. Par sa situation sur une colline tournée à l’Est et abritée des vents du Nord, Trévoux jouit d’un climat sensiblement plus doux que le reste de la Dombes.

Son origine est très ancienne ainsi que l’attestent les objets de l’époque de la pierre polie et de l’époque du bronze trouvée dans son voisinage. On croit que c’est à Trévoux qu’eut lieu le premier choc entre les troupes de Septime Sévère et d’Albin (197). En tout cas, la ville existait au temps des Romains et tirait son nom de Trivium Tres vioe (3 chemins) ; elle était effectivement à la croisée de trois routes construites par Agrippa.

Cependant la ville de Trévoux n’apparaît d’une manière certaine dans les documents écrits de l’histoire locale qu’en 1010. Au commencement du XIIe siècle, elle appartint aux sires de Villars, auxquels, succédèrent les sires de Thoire en Bugey. En 1300, les seigneurs de Thoire accordèrent une charte de privilèges et franchises à tous ceux qui viendraient habiter la ville ; on y vint de tous les pays voisins, des juifs principalement.

Trévoux s’agrandit dès lors et devint bientôt une ville importante par son industrie et son commerce. La charte de privilèges et de franchises fut confirmée à plusieurs reprises par les seigneurs, et, en dernier lieu, en 1653, par Mlle de Montpensier surnommée la Grande Mademoiselle.

Après les sires de Thoire, Trévoux appartint aux sires de Beaujeu et passa par mariage dans la possession des Bourbons. Après la défection du connétable de Bourbon, François 1er s’empara de Trévoux en novembre 1523. En 1560, la ville fut restituée aux Bourbons et resta la propriété de cette maison jusqu’en 1680, époque à laquelle la Grande Mademoiselle dut céder le pays de Dombes au duc du Maine. En 1762, le pays fut rattaché au domaine royal.

Trévoux était le siège d’un Parlement ou Conseil souverain, qui, créé par François 1er en 1523, siégea à Lyon jusqu’en 1696, époque à laquelle le duc du Maine le transporta à Trévoux.

En 1438, un hôtel des Monnaies fut établi à Trévoux et subsista jusqu’en 1686 ; il était installé dans une maison qui a appartenu depuis à M. Montellier, ancien président à la cour d’Orléans, auteur d’ouvrages estimés sur la Dombes.

En 1603, le duc de Bourbon Montpensier établit une imprimerie, en 1707, le directeur de cette imprimerie fonda, avec les principaux libraires de Paris, la société connue au XVIIIe. siècle sous le nom de Compagnie de Trévoux ; c’était à cette époque la plus importante imprimerie de France et la rivale de celles de Hollande ; on connaît près de 1500 ouvrages sortis de ses presses. Les Jésuites y ont fait imprimer le journal littéraire connu sous le nom de Mémoires de Trévoux. C’est de là qu’est sortie en 1707 la première édition du Dictionnaire universel qui porta le nom de Dictionnaire de Trévoux. En 1762, à la réunion du pays à la France, la Compagnie fut dissoute et l’imprimerie du prince de Dombes devint imprimerie royale mais elle périclita rapidement.

Trévoux a conservé de ses anciennes fortifications d’assez beaux vestiges. Au sommet de la colline sur laquelle s’étage la ville, se trouvent les restes du château fort ; ce sont trois tours qui ont encore une dizaine de mètres de hauteur ; ces tours, dont deux sont rondes et une carrée, sont reliées par des murs laissant entre eux la cour d’honneur. Du côté de l’Ouest partent quelques pans de murailles descendant vers Trévoux ; du côté de l’E. on remarque à peu de distance la porte de Villars et quelques restes de murs. Ces ruines sont très fréquentées, autant pour leur intérêt que pour la vue superbe dont on y jouit.

La ville ancienne commence vers le port ; les rues sont tortueuses, étroites, escarpées, les maisons sont vieilles. On remarque dans cette partie l’hôpital, construction récente mais dans l’enceinte duquel se trouve une vieille tour.

La ville moderne renferme la Sous-Préfecture qui sert aussi de Palais de Justice, c’est un vaste édifice quadrangulaire, le rez-de-chaussée est occupé par le tribunal de première instance dont la salle, ancienne salle du Parlement des Dombes, est remarquable ; elle a été peinte à fresques par P. Sevin, le plafond avec poutres à la française est entièrement fleurdelisé, elle renferme les portraits de Mlle de Montpensier et du duc du Maine.

L’Hôtel de ville, qui est près de la Sous-Préfecture, est un édifice récent. Il en est de même de l’église.

La prison de Trévoux est le lieu de détention du dépt de l’Ain.

Le couvent des Carmélites, aujourd’hui désaffecté, avait été fondé en 1662, par Mlle de Montpensier ; celui des Ursulines, également désaffecté, avait été établi en 1640 par Gaston d’Orléans.

Dans la Grande-Rue, on remarque une tour carrée, sorte de beffroi sans style, portant un beau cadran d’horloge. Le pont suspendu sur la Saône a une pile d’un très bel effet architectural, elle supporte un arc de triomphe mauresque.

De la promenade de la Terrasse, qui s’étend devant la Sous-Préfecture, on jouit d’une vue magnifique sur la plaine de la Saône, les monts d’Or et de Verdun, les montagnes du Beaujolais, la Tournache, les quais, etc.


Sources:

- Archives-numerisees.ain.fr

Posté le 17-11-2013 16:20 par Jimre

Trevoux

Histoire du  château :

 

Le monument a été classé Monument historique en 1917. La campagne de travaux lancée à l’automne 1991 a fait l’objet d'un suivi archéologique.

On distingue deux étapes de construction du château. La construction majeure est le donjon ou tour maîtresse, datée de la première moitié du XIVe siècle. Il témoigne de la maîtrise des techniques de construction des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre.

- L’unique accès au donjon est une porte à l’étage, qui à l’origine était une fenêtre. Il mesure aujourd’hui 16 m de haut, mais à l’origine il faisait 28 m de haut et était sans doute crénelé. La partie supérieure est détruite en 1793.

- bichromie : pierres jaunes de Couzon-au-Mont d’Or et pierres blanches de Lucenay.

- Le rez-de-chaussée était voûté (seule subsiste aujourd’hui l’amorce des voûtes)

- Les étages étaient séparés par des planchers

- Chaque étage était éclairé par une fenêtre

- Un escalier à vis pris dans l’épaisseur des mûrs permettait l’accès à ts les niveaux.

= Sa monumentalité, l’originalité de son plan, sa polychromie semblent destinées à impressionner l’ennemi potentiel en rappelant la puissance des sires de Villars. Il daterait de la première moitié du XIVe siècle.

Les caractéristiques principales de ce donjon sont : la qualité de sa construction , plan régulier, le soin de l’appareil, la polychromie, le talutage en pierre de taille.

 Ses dimensions qui en font un des plus importants donjon de la région

Les travaux de 1991 ont montré que seul le donjon était habitable dans la première phase de construction. Malgré ses capacités, il est douteux qu’il ait constitué le seul logement du château.

La seconde phase de construction intervient dans la seconde moitié du XIVe siècle et correspond à une véritable reconstruction du château. Le plan triangulaire va être modifié. Seul le donjon semble être conservé. Le château est agrandi vers l’ouest. La superficie du château est considérablement accrue.

- Le corps de logis, aujourd’hui détruit, perpendiculaire aux courtines, délimitait deux cours : à l’est, une basse-cour triangulaire ; à l’ouest, une cour rectangulaire, garnie sur l’angle sud-ouest d’une tour carrée.

- la tour en fer à cheval au nord

- la tour ronde au sud


Source:

Site laDombes.free.fr

Posté le 25-01-2012 14:50 par Jimre

Histoire de Trévoux

Au XIIème siècle, La Saône, servant de frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique, Trévoux, située coté Empire germanique, est mentionnée comme péage fluvial.
Dominée par un château fort qui protège le péage, la ville étage ses maisons entre la rivière et la forteresse.
La ville reçoit une charte de franchise en 1300.

Au début du XVème siècle, le duc Louis II de Bourbon se constitue un véritable état souverain sur la rive gauche de la Saône et Trévoux se trouve pourvue d’un atelier monétaire dès le XVème siècle.

Un épisode de la lutte entre les Français et les bourguignons a pour cadre Trévoux après la défaite du Prince d'Orange Louis de Chalon à la bataille d'Anthon.

Puis Trévoux devient capitale de la principauté de Dombes au début du siècle suivant.
Confisqué par François Ier en 1523 et annexé à la France, le pays recouvre son indépendance en 1560, sous la souveraineté des ducs de Bourbon.

Autrefois haut de 28 mètres (16 mètres aujourd’hui), le donjon du Château fort, octogonal et polychrome en est la pièce maitresse.
Elevé au début du XIVème siècle par les Seigneurs de Thoire et Villars, il est miné par les protestants lors des guerres de religion et arasé en 1793.
La tour en fer à cheval et la tour ronde sont construites dans la deuxième moitié du XIVème siècle.
L’enceinte, probablement contemporaine du château, est élevée en briques rouges appelées « carrons savoyards ». Son tracé tiangulaire, englobant le bourg, relie le château à la rivière.
Quatre portes permettaient les accès et seule subsiste la porte de Villars, à proximité du château.
L’extrémité sud de l’enceinte, probablement emportée par une crue de la Saône, est remplacée, en 1640, par un rempart taluté avec redan à échauguette.

D'après les plaques explicatives situées près du chateau.

Posté le 02-10-2008 18:24 par Jimre


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