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Histoire de Die

Le rempart de Die

A la période pré-romaine et romaine, Luc en Diois, Lucus Augusti, est la capitale septentrionale de la citée fédérée des Voconces, conjointement avec Vaison la Romaine, Vasio Vocontiorum

Die est  alors ville ouverte durant la paix romaine mais à la différence des deux capitales qui n’ont jamais été entourées d’une enceinte, Die, Dea Augusta Vocontiorum,  s’entoure d’un rempart en devenant capitale au détriment de Luc en Diois. En effet, à la fin du IIIe siècle, une muraille entoure le centre urbain de Die, signe de sa nouvelle puissance mais aussi sous la pression des invasions germaines.

L’enceinte est construite le long des pentes de la colline dominant le confluent de la Meyrosse et de la Drôme. Epaisse de quatre mètres, encore haute de près de dix mètres en bien des endroits, elle se développait sur près de deux kms de périmètre, entourant une surface d’environ vingt-cinq hectares. Elle entourait la ville en englobant le plateau qui la surplombe.et comme dans bien d’autres cités, elle s'est recroquevillée dans un espace plus petit qu’au temps de la paix romaine durant le Haut-Empire.

Cette muraille est renforcée par une cinquantaine de  tours, dont le talon débordait peu vers l’intérieur, mais qui étaient très saillantes à l’extérieur. Ces tours adoptaient des plans variés, demi-circulaire, carré, polygonal.

Réparé au Moyen-Age et durant les guerres de religion, le rempart est réaménagé au XVIIe siècle par l’ajout de bastions, dont certains vestiges sont encore visibles.

A partir de 1820, les murailles ayant perdu leur utilité défensive, de nombreux pans de murs sont démolis pour laisser la place aux habitations.

Malgré de nombreuses transformations, dégradations, ou restaurations, les éléments antiques demeurent encore très reconnaissables. La surface des murs, le parement, présente un assemblage de petits moellons placés horizontalement, dit " petit appareil ", avec par endroit, quelques lits de briques. Là où ils ont disparu, on peut voir l’intérieur de la maçonnerie en galets noyés dans du mortier, mais aussi, ce qui est plus impressionnant, d’énormes blocs taillés récupérés sur des monuments plus anciens devenus inutiles.

Ce sont des dalles de rue (dont le tracé a été modifié par la construction de l’enceinte), des éléments d’architecture et des inscriptions provenant de monuments détruits, publics ou privés.

On entrait dans la ville par plusieurs portes monumentales dont une seule est conservée, la porte Saint Marcel, du nom d’un saint évêque de Die qui vivait au Ve siècle. La porte ouvre sur l’amont de la vallée de la Drôme, au-delà du ruisseau de la Meyrosse. Construite en "grand appareil" de grès roux, elle est flanquée de deux tours et sa voûte intérieure présente un décor sculpté provenant d’un arc monumental plus ancien.


La tour de Purgnon

Autre élément remarquable, la tour de Purgnon domine la route en amont de Die. Elle est le dernier vestige d’un château du XIIIe siècle, propriété des évêques de Die. La tour a été transformée en chapelle mariale en 1868, dans un style néo-gothique. Elle a reçu une nouvelle statue en 1848 puis a été restaurée en 1960.


Sources:

- Panneaux dans la ville

- Les châteaux de la Drôme, fortifications et palais, éditions Le Dauphiné


Photos

- Jimre (2016)



Posté le 26-06-2016 18:30 par Jimre


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