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Clermont-Tonnerre

Berceau de la famille de Clermont au XIe siècle, une des plus illustres et puissantes du Dauphiné médiéval, ce château se dresse sur une vaste éminence dominant le paysage alentour. Au centre d'une double enceinte qui abritait les maisons d'un petit bourg castral et une chapelle, se trouve le coeur du dispositif défensif formé d'un remarquable donjon pentagonal sur motte protégé par une courtine. Soigneusement construit en un bel appareil de tuf à bossage, ce donjon date sans doute du XIIIe siècle.

Monument historique.


Source:

- Base Isere-patrimoine

Posté le 09-11-2013 09:23 par Jimre

Clermont-Tonnerre

Histoire de la Maison de Clermont-Tonnerre

La maison de Clermont-Tonnerre est originaire du Dauphiné, du petit village de Clermont (faisant aujourd'hui partie de la commune de Chirens) situé en haut d'une colline près du Lac de Paladru. Non loin de ce village subsistent les ruines d'un château féodal construit au XIIe siècle par les premiers Clermont.
D'après la légende, ce nom de Clermont viendrait de la situation géographique de leur château sur un mont, éclairé par le soleil, Clair-mont. Leurs premières armes étaient d'ailleurs parlantes : un mont surmonté d'un soleil.
Le comté de Tonnerre leur est venu à la fin du XVe siècle du mariage de Bernardin de Clermont, vicomte de Tallard, avec Anne de Husson, comtesse héritière de Tonnerre en 1496.
Le duché de Clermont a été créé au XVIe siècle, en faveur d'Henri de Clermont.


Les Clermont et le Dauphiné

Le premier Clermont connu est Sibaud I, seigneur de Clermont et de Saint-Geoire, actuellement dans le département de l'Isère. Il possédait au moins huit châteaux parmi lesquels ceux de Saint Geoire, de Montferrat, de Chirens ou encore de Châbons. Il participa à la croisade de 1096, et fut marié à Adélaïs d'Albon, fille du Dauphin du Viennois, et petite-fille de l'empereur Henri III et d'Agnès de Poitiers.
En 965, époque à laquelle les Sarrasins sont entièrement expulsés du sud, le Dauphiné se trouve partagé en plusieurs petits États indépendants ou ‘’principautés’’ qui s’agrandirent aux dépens des royaumes d’Arles et de Bourgogne. Ce fut alors que les chefs de ces royaumes, après avoir tenté en vain de réduire ces nouveaux États, leur accordèrent les droits de régale et tous les attributs de la souveraineté, dont ils jouissaient de fait depuis plusieurs générations. Les titres de rois d’Arles et de Bourgogne ne furent plus que de simples qualifications honorifiques, servant à perpétuer le souvenir d’une puissance qui avait cessé d’exister.
Les nouvelles principautés furent fondées par le clergé et la noblesse, défenseurs de la religion et libérateurs du pays. L’archevêque d’Embrun et l’évêque de Grenoble gouvernèrent sous la dénomination de princes, l’archevêque de Vienne et les évêques de Valence, Gap et Die, sous celle de comtes. Leur vasselage était considérable, et ils intervinrent dans la plupart des guerres du Dauphiné de Provence et de Savoie.
Parmi les princes laïcs figurent les comtes d’Albon, devenu dauphins de Viennois, les comtes de Savoie, de Salmorenc, de Valentinois et de Diois, et les barons de la Tour du Pin, dauphins de 1281 à 1349, ceux de Clermont, de Sassenage, de Mévouillon et de Montauban. Tous ces princes marchaient de pair, sinon en puissance, du moins en autorité. Dans tous les traités que les barons de Clermont passèrent jusqu’en 1340, avec les dauphins de Viennois et les comtes de Savoie, ils stipulèrent toujours d’égal à égal, sans aucune espèce de subordination. Tous ces grands et puissants seigneurs disposaient d’une cour, de barons, d’une armée, de tribunaux, et tous usaient des mêmes droits dans leur domaine.

Les plus importantes de ces souverainetés, celles des comtes de Savoie, de Diois et de Valentinois, furent les seules qui subsistèrent au-delà du XIVe siècle. Les autres affaiblies par des aliénations partielles, et souvent privées, dans des guerres trop inégales, des secours qu’elles tiraient de leurs confédérations avec les princes ecclésiastiques, renoncèrent successivement à leur indépendance, et reconnurent la suzeraineté de ces trois États plus puissants. La maison de Clermont, qui par le nombre de ses vassaux et l’étendue de ses possessions avait pu résister plus longtemps aux tentatives de la force et de la persuasion, fut la dernière à renoncer à ses prérogatives. Le traité qui réunit la baronnie libre et souveraine de Clermont au domaine delphinal date de l’an 1340. Les plus grands honneurs et un accroissement considérable de domaines furent le prix de ce sacrifice. Le baron de Clermont fut créé premier pair, connétable et grand-maître héréditaire de Dauphiné. De telles charges firent des barons de Clermont les premières personnes en dignité après le dauphin. Il n’y avait en Dauphiné que quatre baronnies d’état ou pairies, celle de Clermont en Viennois, celle de Sassenage, celles de Bressieux et Maubec qui n’en formaient qu’une, et celle de Montmaur en Diois.

Depuis la réunion du Dauphiné à la France, la maison de Clermont a conservé tous les caractères de grandeur et d’illustration qu’elle tirait de son origine. Henri, créé duc de Clermont, pair de France, par brevet du 1er mai 1571, confirmé le 10 juin 1572, aurait transmis à ses descendants la première pairie laïque du royaume, si le défaut d’enregistrement au parlement n’eût éteint en sa personne l’effet d’une concession qui assurait à la maison de Clermont le premier rang à la cour de France, comme elle l’avait eu à celle des dauphins de Viennois. Mais les services rendus par cette maison à l’État, à l’Église, ses alliances, l’ancienneté et le lustre de son origine, et les charges éminentes auxquelles elle a été appelée, marquent assez son rang parmi les plus considérables du royaume.


Les devises de la famille

SI OMNES TE NEGAVERINT, EGO NUMQUAM TE NEGABO : "Encore bien que tous vous nient, moy jamais je ne vous nieray". On la trouve plus souvent et plus simplement sous cette forme : ETIAM SI OMNES EGO NO : "si tous pas moi". Elle apparaït au XIIe siècle. Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne, est élu pape à Cluny, le 1 février 1119, et couronné à Vienne, le 9 du même mois, sous le nom de Calixte II, mais s'oppose à lui l'anti-Pape Bourdin. Sibaud II, baron de Clermont, escorte le nouveau pontife à Rome, à la tête d'une armée levée à ses frais, et après  avoir chassé l'anti-Pape Bourdin (dit Grégoire VIII), l'installe sur le siège de Saint-Pierre. En reconnaissance d'un tel service, Calixte II, aurait accordé, par une bulle de 1120, au baron et à ses successeurs l'autorisation de porter dans leurs armoiries deux clefs passées en sautoir, à les surmonter de la tiare papale et de la devise de Saint Pierre. Ce privilège a été confirmé par le pape Boniface en 1296.

La branche des Clermont-Montoison adopta une autre devise qui était : A LA RESCOUSSE MONTOISON, en référence à Philibert de Clermont dit "le brave Montoison", chambellan des Rois Charles VII & Charles VIII, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Ferrare, qui sauva le Roi Charles VIII à la bataille de Fornoue (6 juillet 1495). Alors que ce dernier était encerclé, il cria : "A la rescousse Montoison".

 


Parmis les familles alliées aux Clermont, on peut citer :

d'Albon, de Sassenage, d'Hauterives, de Bourgognes, de Rohan, de Bourgogne, de Crussol, d'Aigneaux, de Durfort, Le Clerc de Juigné, de Merode, de Laguiche, de Virieu, de Savoie, de Poitiers, de Husson, de La Marck, de Luxembourg, de Pernes, Le Tonnelier de Breteuil, de Boulainvilliers, de Cossé-Brissac, de La Tour du Pin, de Noailles, de Biancourt, de Rohan-Chabot, de Tramecourt, de Rochechouart de Mortemart, de Rouvroy, de Lévis, de Vivonne, de Coucy, de Montmorency, de Bourbon-Busset, de La Rochefoucauld, de Pérusse, de Rougé, de Beauvau, de Lur-Saluces, de Courtivron, d'Amboise, de Gondi, de Lordat, de Mascrany, de Liedekerke, d'Harcourt, etc.

Comme toute famille de la noblesse, les Clermont-Tonnerre ont porté de nombreux titres parmis lesquels :

    Baron souverain de Clermont (jusqu'en 1340)
    Vicomte de Clermont-en-Trièves, premier baron, connétable et grand-maître héréditaire du Dauphiné (1340)
    Vicomte de Tallard (1439)
    Comte de Tonnerre (1496)
    Comte de Clermont en Viennois (1547)
    Duc de Clermont, pair de France (1571)
    Duc de Tonnerre (1572)
    Marquis de Cruzy et de Vauvillers (1620)
    Comte de Thoury (1629)
    Marquis de Montoison (1630)
    Duc de Piney-Luxembourg et Pair de France (1631)
    Prince de Tingry (1631)
    Barons et Comtes de Dannemoine (1651)
    Comte de Roussillon (1670)
    Marquis de Mont Saint Jean (1681)
    Comte de Saint Cassin (1681)
    Marquis de Chaste (1688)
    Marquis de Clermont-Tonnerre (1750) (confirmé en 1830)
    Duc de Clermont-Tonnerre, pair de France (1775) (le duché s'asseoit sur le marquisat de Vauvillars)
    Comte de l'Empire (1812)
    Prince Romain (1823 et 1911)

Les Clermont obtinrent 12 fois les honneurs de la Cour au cours du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une prestigieuse distinction, décernée aux familles pouvant prouver leur filiation avant 1400. Cela permettait aux gentilhommes d'être présenté au Roi et d'avoir le privilège de monter dans le carrosse royal.

Les premiers Clermont, dès 1096, sont intimement liés à l’Eglise et ont toujours su y rester fidèles, que ce soit en la servant directement ou par des donations et fondations. Si Siboud I participa à la première croisade pour défendre la chrétienté, c'est surtout Siboud II, son fils, qui allia sa maison à l’Eglise en soutenant le Pape Callixte II.
La maison de Clermont ne compte pas moins d'une Bienheureuse, 2 Saints, 12 évêques, archevêques et cardinaux, 31 abbés et abbesses, plus de 50 religieux & religieuses, 40 chevaliers d'Ordre religieux dont un Grand Maître de l'Ordre de Saint Lazare et un Grand Maître de l'Ordre de Malte, de nombreux donateurs et fondateurs de monastères, des chanoines et chanoinesses, des prieurs, des doyens, etc.


Sources:

-Histoire généalogique: Généalogie de la Maison de Clermont en Dauphiné, tome VIII, p. 907 et suiv. (Lisible sur le web par Gallica)

-La Mure, J. M. de (1675 manuscript, 1860) Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez (Paris), Tome III Les Clermont dauphin d'Auvergne, Preuves, 114 b, p. 157.

Wikipedia Maison_de_Clermont-Tonnerre

- site de Chirens

chateau.over-blog.net

site clermont-tonnerre.fr

site lamurette.com.fr


Posté le 09-06-2012 21:01 par Jimre


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