Mison

Histoire

Quelques objets d’époque gallo-romaine ont été retrouvés sur le territoire de la commune. Ces objets sont conservés au musée de Gap.

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 988. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier.

Les armoiries de la commune sont « d'azur à la fasce haussée d'argent chargée du mot MISON de sable, surmontée de deux roses d'argent et accompagnée en pointe d'un chevron abaissé d'or enfermant une autre rose d'argent ».

Edifiée au XIIIe siècle, visible depuis les gorges de la Méouge, la forteresse de Mison occupe un emplacement stratégique au confluent de la Méouge et du Buëch.

Elle a abrité des familles seigneuriales puissantes de l’époque médiévale. Parmi eux, celle des Mévouillon dont le château éponyme se trouve de l’autre côté des gorges de la Méouge, non loin de Séderon.

Aujourd’hui, le site offre un repère paysager fort, et un splendide point de vue à 360° sur les environs. La zone fait ainsi partie des sites inscrits au patrimoine.

Après la première mention du Castrum de Mison en 988, dont il convient de nuancer l’identification topographique, celui-ci ne réapparaît dans les chartes qu’au début du XIIIe siècle. Le château devient la cible d’un conflit entre le Comte de Provence et le Comte de Forcalquier.

La baronnie de Mison passe des vicomtes de Gap aux comtes de Provence en 1263. Lors de la création des baillis du Gapençais et du Buis, Mison, dorénavant implanté sur la frontière Provence Dauphiné, prend une importance considérable. Le château, annexé par le Comte de Provence est ainsi reconstruit fin XIIIe – début XIVe.

Les répercussions de l’opposition entre le Dauphiné et la Provence pendant la guerre de Cent Ans seront à l’origine du déclin de cette forteresse, néanmoins occupée jusqu’au XVIIe siècle. Par la suite, le château n’est plus entretenu. Il aurait également souffert des temps révolutionnaires.

Le village obtient une charte de franchise en 1360. La baronnie est érigée en marquisat pour Charles d’Armand en 1694 et une foire s’y tient au XVIIIe siècle.

Au début de la Révolution, Mison est chef-lieu de canton pendant quelques années.

Entre 1836 et 1968, la commune perd plus de la moitié de sa population,  passant de 1 411 habitants en 1836 à 511 habitants en 1968. Le département connait en effet dans plusieurs communes un important exode rural à partir des années 1850. La région est également touchée par les épisodes mortels régionaux ou nationaux : épidémies de choléra au XIXe siècle puis guerres mondiales au XXe siècle. Comme toute la France, la commune compte également des hommes morts au front durant la Première guerre Mondiale.

En octobre 1917, un Zeppelin allemand s’égare, emporté par le vent, et s’écrase sur le territoire de la commune. (Voir : Il était une fois... Le Zeppelin dans le Misonnais N°20 de Juillet 2010)

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le département est occupé par l'Italie en 1942 - 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. À cette date, la ville voisine de Sisteron est bombardée par les alliés dans le cadre du Débarquement de Provence. Elle et Digne sont libérées le 19 Août 1944.

Sources

- Site de la Mairie de Mison

- Wikipedia

Posté le 07-11-2012 19:41 par Jimre


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