Urfe

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Généalogie Urfé

Repris à partir des tomes "Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy : noms féodaux par le vicomte Gaston de Jourda de Vaux", trouvés sur le site Gallica.bnf.fr de la Bibliothèque Nationale de France.

RAYBE, RAIBE, REBE (parfois : GALLES, DE SAINT-MARCEL) (Forez).

Seigneurs d'Urfé, Saint-Marcel-d'Urfé, Saint-Priest, Urbize, Charète, Gérandle-Puy, etc. (Forez, Bourbonnais), le Charrouil, le Cheylon, Chadenac, la Chazotte, Lanthenas, Mestrenac, etc. (Velay); cosgrs de la baronnie d'Allègre (Auvergne).

Armes: de sable, semé de billettes d'argent; au lion de même brochant (Armor. de 1450). — Devise : Adjutor in tribulationibus. — Cimier : un serpent volant. —Tenants : deux anges.

Au dire de Steyert, « Raybe » (Rabiès, soit, littéralement: « La Rage », l'Enragé) serait le nom primitif des d'Urfé. D'après le Laboureur, cette Maison était l'une des plus illustres de Forez, et avait les mêmes origines que les barons d'Urfé.

Elle paraît s'être éteinte dans celle des d'Albon, et aurait formé vers le milieu du XIIIe siècle, deux branches :

—l'aînée, alors représentée par Arnuph d'Urfé (fils aîné d'autre Arnuph, sgr d'Urfé, qui adopta le nom de son fief d'Urfé (Ulfiacum) ; 

— la cadette, représentée par Guy Raybe (frère d'Arnuphe), premier nommé), qui devint maître de la seigneurie de Saint-Marcel d'Urfé.

Généalogie.

Révérand du Mesnil fait remonter la généalogie de cette race chevaleresque, à :

I. Arnuphe Raybe (Rabi), échevin de la ville de Mâcon (879-887) : 

II. Arnulfe, marié à « Aleldi », dont : 

III. Arnulfe III, père de : 

IV. Arnulfe IV, père de : 

V. Arnulfe V, père de : 

VI. Arnulfe VI, qui épousa Constance de Montrond, d'où : 

I° Durand ; 

2° Bernard ; 

3° Arnulfe VII qui suivra ; 

4° Giraud ; 

5° Constance, religieuse à Marcigny (1100). 

VII. Arnulfe VII Raybe, sgr d'Urfé, père de : I° Albon (1140) :

VIII. Arnulfe VIII Raybe, sgr d'Urfé, qui semble avoir épousé Aimée d'Albon :

IX. Arnulfe IX, sgr d'Urfé ; ép. Béatrix, d'où : I° Arnulfe X, sgr d'Urfé, 2° :

X. Itier Raybe, sgr de la Tour, Saint-Marcel (fief qu'il reconnut en juillet 1287, plus, reconnaissance de ce château, faite le 26 avr. 1300 à Jean Ier, déclarant qu'il l'a fait édifier pour l'opposer à celui d'Urfé. Il testa le mercredi avant la Noël 1287. Il mourut en 1301, ayant épousé Alaysie de la Tour-Charette, dame de la Tour, dont :

1° Falconnet, qui suivra ; 

2° Marguerite, prieure du couvent de Leigneu en Forez

XI. Falconnet Raybe, ép. Agnès de la Palice, fille de Hugues. Il mourut avant le 20 sept. 1287, laissant : 

XII. Hugonin ou Hugues Raybe (Raybi), chevalier, « sire de Saint-Marcel », dès 1301 (date du décès de son aïeul, fut au nombre des nobles et coutumiers de Forez et de Champagne, qui se liguèrent, le 11 févr. 1315, pour résister aux exactions de Philippe-Ie-Bel, hommagea Saint-Marcel en 13 14, 1322, 1323 et 14 juill. 1334. De son mariage avec Marguerite « Palatine», fille de Hugues (de la Maison de Dio-Palatin, en Dombes, nous le présumons), naquirent : 

I° Ithier, qui suivra ; 

2° Falconnet, sgr de la Tour-Charette ;

3° Hugues, chanoine d'Amiens.

XIII. Ithier II Raybe, sgr de Saint-Marcel, mourut en 1347 (après le 26 avr.). Il épousa Marguerite de Saint-Gérand, fille de Guillaume et de Jeanne de Thianges : 

XIV. Ithier III Raybe, chevalier, sgr de Saint-Marcel d'Urfé, Saint-Priest, Urbize, Charète, Saint-Gérand-le-Puy (1340-1393), cosgr d'Allègre (du chef de sa femme) ; ép. Agnès d'Alègre (veuve de Guy de Jarez, sgr de Saint-Chamond), dame en partie de la baronnie d'Alègre, fille d'Eustache, seigneur et baron d'Alègre, et de Sybille de Solignac-la-Roue. Agnès précitée se qualifiait « dame de Saint-Marcel », le 3 févr. 1367. Elle vivait encore, le 31 déc. 1377 : 

XV. Perceval ou Parceval Raybe de Saint-Marcel, maître des mêmes fiefs qu'avait possédés son père (1393-1413) ; en plus, de ceux du Charrouil, le Cheylon, Chadenac, Mestrenac (du chef de sa femme) ; acquit avant 1386, de son cousin, Armand du Broc (fils de Pierre du Broc et d'Odine d'Alègre), tous les droits auxquels ce dernier pouvait prétendre du chef de sa mère, sur la baronnie d'Allègre ; céda peu après, ces mêmes droits et ceux lui provenant d'Agnès d'Alègre, sur le même terre, à Morinot de Tourzel. Il épousa avant le 6 févr. 1424, Jeanne de la Gorce, fille de Pierre, sgr du Charronil, etc., et de Marguerite de Ceyssac, dame du Cheylon, etc. Il testa en 1423, laissant : 

I° Guillaume, sgr de Saint-Marcel (dès 1435), marié le 3 mai 1417, à Isabeau de Verney (remariée à Joseph des Serpens), fille de Jacques ; 

2° Eustache, qui suivra ;

3° Antoine, marié à noble Amée d'Urfé, fille d'Arnuphe, sgr de la Bâtie en Forez, et de Guillaumette d'Estrées ; 

4° Marguerite, mariée en 1res noces en 1404 à Antoine d'Albon, fils de Thibaud, et en 2es noces, à Auduin de Farges. — 

XVI. Eustache Raybe, sgr de Saint-Marcel (hommage du 6 févr. 1441) ; testa le Ier avr. 1449, ayant épousé, le 15 sept. 1434, Marguerite de Thinière, fille de Bertrand et d'Iseult de Boulière. d'où :

I° Jean, cosgr de Saint-Marcel, marié à Marguerite de Thinière (remariée à Antoine de Mohet), fille de Jacques, dont: Léger ; 

2° Claude, cosgr de Saint-Marcel (1475-1 5 14), doyen du Chapitre N. D. de Montbrison ; 

3° Guillaume, abbé d'Ahu en Limousin (15 10) ; 

4° Antoine, qui suivra; 

5° Isabeau, dame de la moitié de Saint-Marcel (partie qu'elle transmit à sa fille Anne de Vitry, qui la rapporta à Claude Raybe, son cousin, qu'elle épousa, lequel posséda ainsi, la totalité de ces fief et château) ; 6°-8° Jeanne, Marie et Antoinette, religieuses ; 9° Catherine, femme de Jean de Coulde.

XVII. Antoine Raybe, sgr de Saint-Marcel, le Chambon, le Charrouil (1468), etc.; ép. en 1452, noble Marguerite d'Urphé qui, fille de Pierre et d'Isabelle de Chauvigny, testa, le 5 janv. 1480 n. st. (entre autres dispositions, elle fit des legs aux religieuses des Chazes et de Vais, aux religieux Jacobins, Carmes, Cordeliers du Puy, à l'hôpital de cette ville, au couvent de la Chaise-Dieu, à l'église de Loudes, à ses filles Catherine, Gabrielle, Marguerite et Marie, à ses fils Jean et Antoine, à ses frères Pierre et Jean d'Urphé, à sa soeur Anne, à Isabelle Raybe, fille bâtarde de son mari, et institua héritier universel, son fils Hugues Raybe).

XVIII. Puissant seigneur Hugues, dit Galles, sgr du Charrouil, le Cheylon, SaintMarcel; fut héritier universel de sa mère. Il testa le 4 mars 1524, ayant épousé « Yolande (d'Ollette ?) qui par son testament daté du 18 oct. 1522, donna une rente de 40 sous tournois, pour la célébration d'une messe de Requiem, à célébrer en la chapelle des frères Prêcheurs du Puy. Leurs enfants furent : I° Antoinette, qui devenue veuve de Girard de Roussillon, ép., le 10 mars 1521, Pierre de Rochefort, sgr de la Valette (Forez), vivant encore en 1542, fils de Guillaume, sgr de la Valette, et de noble Jeanne Mitte ; 2° Claude, qui suivra ; 3° Gabrielle qui, veuve de Gaspard de Montrenard, ép., le 24 janv. 1533, Georges de Sainte-Colombe, sgr de Villettes, qui testa les 13 juill. 1562 et 24 mars 156g ; 4° et 5° Marguerite et Jeanne, religieuses à Baulieu.

XIX. Claude Raybe, dit Gallardet, chevalier, sgr de Saint-Marcel, le Cheylon, le Charrouil (12 mai 1555), maître d'hôtel du Dauphin (lettres du 7 août 1555) ; fit hommage pour Saint-Marcel, le 17 sept. 1557, et mourut le 27 avr. 1575, ayant épousé : 

I° le 15 mars 1527, Anne de Vitry, fille de Brémond et de Catherine de Talaru ;

2° le 14 oct. 1540, Anne de Bron-la Liègue, fille de Guillaume et d'Antoinette de Marconnay. Du 1er lit naquirent :

1°CIaude, qui suivra ; 

2° Marguerite, qui épousa, le 29 avr. 1558, Jacques de L'Estouf, sgr de Pradines ; du 2e lit vinrent : 

3° Claude, curé de Chateldon (1572J;

4° Antoinette, mariée en 1272, à Bertrand d'Albon; 5° Françoise, mariée le 23 juin 1557, à Louis Dodieu, sgr d'Epercieu, fils d'André et de Blanche du Peloux.

XX. Claude Raybe, chevalier, sgr de Saint-Marcel, le Cheylon, le Charrouil (deux derniers fiefs qu'il céda, le 23 janv. 1609, au prix de 8.000 livres, à Hugues de Filaire, sgr de Bornette) ; mourut le 11 mai 1613, ayant testé les 26 avr. 1574 et 4 févr. 1679, en faveur de son neveu, Claude d'Albon (fils de Bertrand et d'Antoinette de Galles de Saint-Marcel), marié, le 15 sept. 1570, à Marie Papillon du Ryan, fille de Nicolas et de Claude Babou.

Cf. : A. Jacotin : Preuves ; Invent. G. — Steyert : Armor. du Lyonnais. — E. Salomon : Les chat. hist. du Forez, I (art. La Valette), II (art. Saint-Marceld'Urfé). — G. Paul : Les d'Allègre, 34 et en note. —  Comm. de Mr le chanoine E. Mercier. — Le Laboureur : Les Masures de l'Isle-Barbe


Posté le 12-12-2020 15:44 par Jimre

Videos d'Urfé

Des images aériennes des "Cornes d'Urfé" réalisées par drone:

- Vidéo partie 1

- Vidéo partie 2


N'hésitez pas à aller faire un tour dans notre playlist Rhône Médiéval pour voir nos autres vidéos ainsi que sur la playlist "Les Invités de Rhône Médiéval" pour voir des vidéos réalisées par d'autres personnes sur la même thématique...


Posté le 08-05-2018 16:56 par Jimre

Les Cornes d'Urfé


Le château d’Urfé dit « Les Cornes d’Urfé » est né de rivalités féodales. En effet, situé  à 927 m d’altitude, il domine trois provinces : le Forez-Roannais, le Bourbonnais et l’Auvergne.

Vers 1130, le  sire de Beaujeu donna la charge à Arnoud Raybe d’Urfé d’établir un poste de surveillance au dessus de Champoly afin de permettre de surveiller les fortifications de Saint Just en Chevalet, Cervières, Crozet et Roanne que le comte de Forez vient de faire élever afin de contrôler la région.

Les débuts sont modestes, avec l’édification d’une grosse tour isolée au sommet d’un rocher qui va permettre à la famille Raybe de tirer profit du lieu convoité par les deux seigneurs jusqu’au jour où en 1234, elle fera définitivement  soumission au comte du Forez.

Deux siècles plus tard fut construit le château que nous connaissons aujourd’hui, au nord de la Tour primitive qui deviendra le donjon. Guichard d’Urfé (1350-1418), sénéchal du Quercy et chambellan du duc d’Orléans, en fut probablement l’instigateur, avant de se faire assassiner.

Au XVe siècle, le château mesure 40 m de long sur 30 de large. Le donjon mesure 18 m de hauteur, son diamètre extérieur est de 8 m et ses murs ont 2,4 m d’épaisseur.

La branche du frère du défunt, Arnoul, continua à posséder le château. Parmi eux s’est distingué  un grand diplomate, Claude (1501-1558), auquel on doit la restauration de la Bastie d’Urfé, à Saint Etienne le Molard.

Quoique délaissée le temps passant, la forteresse fut réaménagée avec le style Renaissance par Anne d’Urfé, frère ainé d’Honoré, auteur de l’ « Astrée ». Anne y vécut sa retraite de chef provincial de la Ligue jusqu’en 1618.

Consolidé une dernière fois en 1704, le château a résisté aux intempéries jusqu’à la Révolution. Il appartenait alors à Durand Antoine de Meaux jusqu’à ce qu’il fut guillotiné à Feurs en 1793. Ses héritiers ont récupéré leur bien  après la Révolution.

Malgré cela, sans nouvelle restauration la bâtisse sera livrée aux vents et aux pillages jusqu’à ce que, en 1979, sur initiative privée, l’association Loi 1901 pour la renaissance d’Urfé, membre de  l’association R.E.M.P.A.R.T., se propose de mener à bien, avec le concours de la population et sous la surveillance de l’architecte des Batiments de France, à la conservation et la restauration partielle du site inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques en Juillet 1946.


Sources:

-Panneau près du château


Photos:

-Jimre (2010, 2018)


Posté le 06-06-2010 19:08 par Jimre