La Clauze

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La Clauze

Repris à partir des tomes "Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy : noms féodaux par le vicomte Gaston de Jourda de Vaux", trouvés sur le site Gallica.bnf.fr de la Bibliothèque Nationale de France.

ROCHEMURE (DE)(Dauphiné).

Seigneurs de Rochemure (Dauphiné), la Besseyre-Saint-Mary, le Besset (Auvergne), Empurany, Combaneyre, Freycenet-près-Saint-Agrêve, et en partie de : Vogué, Mélinas, la Brotière, Borée-Sabran, Saint-Marcel-d'Ardèche, etc. (Vivarais); seigneurs du Bois-du-Mont, Dummestrie, Malrevas, Chambaron, Malzieu-Ville, Serverette, le Fraisse, le Bouchet, Grèzes, (près Saugues), etc. (Gévaudan).

Armes : coticé d'argent et de gueules de 10 pièces (cachet de cette Maison et appartenant, ainsi que plusieurs titres la concernant, à l'auteur). — PL III.

Cette race chevaleresque, éteinte en 1813, dans les de Morgues, barons de Saint-Germain en Velay, était originaire du Dauphiné. Nous l'apprenons par l'hommage rendu au Roi (acte reçu Bernard Mathon, notaire et secrétaire de la Cour delphinale de Grenoble, et dressé devant Henri de Gautheron, docteur en droit, et Me Jean... receveurs du Trésor delphinal, spécialement chargés de recevoir les hommages et rentes dus au roi Charles VIII, Dauphin de Viennois, pour la baronnie de Chalencon, Saint-Fortunat et Saint-Pierre-de-Barry ; reconnaissance faite par Jean de la Griolle, procureur fondé de Jacques de Rochemure, chevalier, sgr dudit lieu ; acte reçu, le 27 mars 1490, de Louis Arnaud, à Aubenas.

Dans cet hommage, sont compris : la châtellenie, château et habitation de Rochemure, avec son territoire, moulin, eaux, bois, etc.

La haute antiquité de cette noble Maison est prouvée par le certificat, ainsi libellé : Nous, Louis, Pierre, Jean-Marie, d'Hozier, chevalier, Juge d'Armes « de la Noblesse de France, Conseiller du Roy En ses Conseils, etc. « Certifions que les Messieurs de Rochemure de Greses [Grèzes, près Saugues en Gévaudan], La Clause [Id.], du dioceze de Mende ; nous ont produit leurs  Titres de Noblesse en originaux, et que Messire Antoine de Rochemure l’aisné de cette famille a fait remonter ses preuves jusqu'en l'année douze cent soixante-cinq, temps auquel ses ancêtres prenoient la qualité de chevaliers, hauts et puissants Seigneurs, que la pluspart se sont distingués par d'anciens  services Militaires, et que cette maison est alliée avec des familles très distinct guées, et qu'ils sont en droit de jouir des privilèges accordés à la plus ancienne  Noblesse de Royaume. En foi de quoi nous avons signé le présent certificat et fait apposer le sceau de nos armes à Paris le Lundi septième jour du mois de mars mille sept cens soixante et quatorze. D’hozier »...

...Antoine de Rochemure, écuyer. Par acte du 10 nov. 1760, reçu me N., notaire royal à Toiras, commissaire à terrier par M. le comte d'Apchier, par acte du 3 sept. 1759, reçu Me Pierre Paparic, nre royal à Saugues, en vertu de l'arrêt du parlement de Paris, du 30 août 1755, messire Antoine de Rochemure, du lieu de Grèzes (D. de Mende), reconnut tenir de « très illustre seigneur Mre Joseph Randon de Châteauneuf et d’apchier, chevalier, comte d’apchier, baron de Thoras, seigneur de la Clavès, Lagarde, la Pause (?), Clavières, Chareix, Sainte-Exapéry et autres places, résident en son château de Besques, paroisse de Charaix, absent des censives, rentes, qu'il tenait en emphitéose  perpétuelle, avoir droit de lods, prélation, rédemption et avantages, justice haulte, moyenne et basse, maire, mixte et imper »(Par cet acte, nous apprenons, de plus, que le château de la Clause existait ; ce fut dans l'une de ses salles, que cet acte fut passé).

Il épousa p. c. du 14 N0V. 1745, Elisabeth de Frévol du Villaret, qui mourut en 1784. Devenu veuf, il entra dans les ordres, et célébra sa première messe, au même autel, et le même jour, que son fils Jean-François.

De son mariage naquirent :

I° Jean-François, prêtre, vicaire-général de Saint-Papoul, pensionné sur l'évêché de Carcassonne (décret du 3 avr. 1780), sacristain de la Chapelle royale de Versailles (décret du 14 déc. 181 5), décédé à Paris, en 1831;

2° Jacques-Philippe, qui suivra;

3° Marie-Rosalie, née le 11 mars 1753, qui, religieuse de Bellecombe, se retira dans sa famille, quand éclata la Révolution; fut inscrite au titre des « pensions civiles anciennes » (Trésor impérial), le 3 juin 1811, « pour une somme annuelle et intégrale de trois cent francs (titre de nos archives, signé Normand, directeur des pensions).


Photos:

- Jimre (2020)

Posté le 06-12-2020 17:33 par Jimre