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Alba la Romaine

Alba Helvorum, Aps, Alba et enfin Alba la Romaine…

Dans la plaine viticole, au sud du massif du Coiron, Alba la Romaine, est dominée par son imposant château. De son statut de chef-lieu antique, elle conserve de nombreux vestiges du passé.

Dans l’Antiquité, Alba Helvorum, cité gallo-romaine est le chef-lieu administratif, politique, économique et religieux du territoire des Helviens, peuple gaulois romanisé, qui occupe alors les deux tiers sud de l’Ardèche. Ville sans remparts, la cité est installée dans la plaine sur les voies de communication qui relient la vallée du Rhône au Massif  Central. Elle se développe du Ier siècle avant J.C. au IVe siècle après J.C., où , dans le mouvement du christianisme, elle devient siège épiscopal. En 475, le déplacement du siège épiscopal d’Alba à Viviers, accentue le déclin déjà amorcé. 

Sur l’emplacement de la ville romaine est aujourd’hui construit le site archéologique qui rassemble les principaux vestiges mis à jour de la cité gallo-romaine qui s’étendait sur près de 30 hectares : le centre monumental qui regroupait les fonctions administratives, le Cardo (rue commerçante), le sanctuaire du culte impérial et le théâtre antique (classé monument historique en 1959). Le musée complète cette vision panoramique par la présentation d’objets retrouvés au cours de fouille et d’expositions.

La paix romaine ayant disparu, on assiste à un déplacement de la ville de l’autre côté de la rivière Escoutay. Au XIe siècle, le bourg d’Aps se développe autour d’un dyke basaltique, sur lequel est construit un donjon quadrangulaire vraisemblablement à l’initiative des évêques de Viviers, alors possesseurs de la seigneurie. Le bourg est quant à lui protégé par une enceinte.

Le premier donjon, si l'on en croit Albin Mazon (1828-1908), était encore visible avant les restaurations effectuées sur le château du XIXe siècle. La résidence seigneuriale d'origine est peu connue et sera modifiée sans cesse au cours des siècles avec l'ajoût de plusieurs corps de bâtiments qui donnent au château la silhouette que l'on peut voir aujourd'hui. La partie nord-ouest du batiment comporte encore des vestiges du château médiéval. Bâtiment rectanguliare appelé "le vieux bâtiment" au XVIIIe siècle, il est actuellement en ruine. Sur sa face ouest, les vestiges d'un système d'accrochage de hourd, témoins d'un ancien chemin de ronde en bois rappellent la fonction défensive de l'édifice.

Outre les premiers seigneurs laïques qui ont donné leur nom au lieu (Aps), plusieurs familles ont possédé la place : les Douchanès (ou les Deux-chiens), puis les Adhémar de Grignan, pendant près de trois siècles, jusqu’à la fin du XVIe siècle.

Au XVIe siècle, les remparts de la ville comportent quatre portes et plusieurs tours. On y adosse l’église Saint André, construite inta-muros.

Au XVIIe siècle, avec Georges de la Baume de Suze, promu comte d’Aps et baron de la tour du Vivarais par Louis XIII, la demeure seigneuriale est considérablement modifiée. En 1620, c’est là que se réunissent les Etats Généraux du Vivarais.

Vers 1880, le docteur Gaillard, enfant du pays, réunit la propriété et entreprend des restaurations. Les propriétaires se succèdent jusqu’en 1975, où le docteur Magdeleine Frimat entreprend d’autres restaurations puis ouvre le château au public. Ses enfants continuent aujourd’hui son œuvre et le château abrite des expositions chaque été.

Le château a été classé Monument Historique en 1939.

Du Moyen-Âge, donc, la ville a gardé l’organisation concentrique au pied du château, les étroites ruelles et les vestiges des remparts. Les maisons en basalte et en calcaire accentuent son caractère particulier. 

Au XIXe siècle, les modifications de l’enceinte (percement d’ouvertures dans les remparts, destructions de tours et de portes) et le comblement des fossés amorcent l’extension vers l’ouest.

L’achèvement du groupe scolaire (1889) marque le déplacement officiel du centre du village. En 1903, la commune perd son nom d’Aps et retrouve son nom antique d’Alba et en 1983, le village prend le nom officiel d’Alba la Romaine.

Le hameau de la Roche

Non loin de la cité, à quelques minutes à pied, on peut également voir le hameau de la Roche, petit bourg fortifié au XIIIe siècle. Il a conservé lui aussi son organisation ses maisons anciennes et ses ruelles médiévales ainsi que des vestiges de l’enceinte et du donjon, construit sur un neck basaltique d’origine volcanique, le Roc Saint Jean. La petite bourgade est composé de maisons anciennes et de ruelles médiévales ainsi qu’une chapelle du XVIIe siècle.

L’enceinte comportait sept tours et trois portes. On peut voir de nos jours le portail de la trappe, au nord, qui conduit à l’Escoutay et la tour et la porte de Bressac, au sud-est. La maison commune, qui abritait le four banal au XVIIe siècle, est elle aussi encore visible.

Au XVIIe siècle, les habitant de la Roche, qui dépendaient encore jusque-là du prieuré de Saint Martin, décident de construire une chapelle intra-muros, qui sera achevée en 1675. Elle est de plan simple, à une nef et une travée. Sa cloche, bénie en 1692, a été déplacée au moment de la Révolution, à l’église Saint Laurent de Viviers, d’où elle a disparu. La chapelle a été restaurée dans les années soixante avec le projet d’en faire un musée archéologique et un lieu d’exposition. Une mosaïque antique à motifs géométriques noirs et blancs, découverte dans la villa d’un riche albain, y a été scellée au sol.


Sources:

- Article construit à partir des panneaux situés dans le village.


Photos:

- Jimre(2015)

Posté le 21-06-2015 07:40 par Jimre


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