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Pierre Gourde sur Gallica

Informations trouvées dans le livre "Le nobiliaire du Velay etde l'ancien diocèse duPuy : noms féodaux par le vicomte Gaston de Jourda de Vaux" sur le site Gallica.fr de la Bibliothèque Nationale de France.


PIERREGOURDE (DE) (surnom : DE LA MARETTE)

(Vivarais).

Seigneurs de Pierregourde, Châteaubourg, le Bousquet, la Marette (La Pleyné, Marette-sur-Gluiras), etc. (Vivarais), Chanteloube, etc. ; cosgrs d'Arsac (Velay), Chalencon, etc. (Vivarais).

Armes : d'argent, au sautoir de gueules, cantonné de quatre étoiles de même.

NOBILIAIRE DU VELAY 89

PL II, — Fig. 14; alias : parti : au I, de gueules, au levrier rampant et contourné d'argent; au 2, d'azur, au dauphin d'or; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or. — Pl. II. — Fig. 15.

Sceau de Hugues de Pierregourde, fils d'autre Hugues de Pierregourde (1251) : « un chien (ibid.) » (Chorier).

Sceau d'Aymar de Pierregourde (frère de Hugues, cité en 125 1) : « un chef» (ibid.).

Ces deux sceaux, nous dit Chorier, sont pendants à un acte dressé au château d'Ypaix, par lequel lesdits de Pierregourde cèdent à Aymar, comte de Valentinois, 28 livres viennoises, qu'ils levaient auparavant sur les péages d'Estoile et de Chalencon en Vivarais.

Pierregourde (Petragorda, Pierregorde), d'où la Maison objet de cette notice, a pris le nom, se trouve dans la commune de Gilhac-et-Bruzac, cant. de la Voûte-sur-Rhône, arr. Privas.

La filiation de cette Maison remonte à :

I. Hugues de Pierregourde, sgr dudit lieu, qu'il reconnut en 1237 et 1257, à Philippa de Fay, dame de la Voûlte en Vivarais, femme d'Aimar de Poitiers, comte de Valentinois. Il fut père de :

II. Hugues II de Pierregourde, chevalier, sgr dudit lieu (suivant hommage du 28 avr. 1280) ; ép. Luguette de Pierregourde,

d'où :

III. Hugues III de Pierregourde, sgr dudit lieu ; se reconnut vassal, le 21 févr. I311, de N. Bermond d'Anduze. Il fut père de :

IV. Giraud de Pierregourde, sgr dudit lieu ( 1355), père de :

V. Hugues IV de Pierregourde (« de Pierre Gorde »), sgr dudit lieu; renouvela, le 20 nov. 1325, à l'Evêque du Puy, les hommages que son ancêtre, Hugues Ier, avait rendus en 1237 et I 257. De plus, il avait reconnu en 1343 et 1345, audit Evêque, le mas et le terroir de Chanteloube (par. de Saint-Pal-de-Mons, au dioc. du Puy), ainsi que le pré et le cros appelés Arsac, avec toute juridiction. Il épousa, le 20 nov. 1325, Diane de la Marette, dame dudit lieu, dont postérité qui prit le nom de « de la Marette ».

VI. Hugues V de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde ;

ép. Judic Bastet, fille de Jean, sgr de Crussol, et de Béatrix de Poitiers. Devenue veuve, Judic reconnut le fief de Pierregourde, le 20 janv. 1348 :

VII. Hugues VI de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde, suivant hommage qu'il en rendit, le 27 juill. 1367 ; ép. Aygline de Labiac : d'où :

VIII. Hugues VII de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde ; ép. Catherine de Montagut, d'où :

IX. Hugues VIII de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde (suivant hommage qu'il en rendit, le 31 mai 1416); fut père de .

1° Claude, qui suivra; 2° Alexandre, prieur de Lusson (15o8).

X. Claude de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde (1460); ép. Françoise de Grognan, d'où :

XI. Joseph de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde en 1523 ; ép. Françoise « du Roure », d'où :

XII. Alexandre de Pierregourde, dit de la Marette; fit le dénombrement de ses biens, le 14 avr. 1540, et testa le 14 juill. 1558. De son mariage contracté avec Claude de la Margouse (citée en 156o, comme étant veuve de lui), il laissa :

1° Louis, qui suivra; 20 Claudine, citée après son frère.—

XIII. Louis de Pierregourde, dit de la Marette, sgr de Pierregourde, Pleyne; combattit à Dreux dans les rangs catholiques

90 NOBILIAIRE DU VELAY (19 déc. 1562). Ayant embrassé le parti protestant, il fut tué à Musignac( Mensignac, au lieu-dit Chanteloup) près de Périgueux (23 oct. 1568).

XIII bis. Claudine de Pierregourde, dite de la Marette, dame de Pierregourde, Pleyné (fief qui fut vendu et adjugé en 1571,

à noble Marguerite Guitard de Saint-Privat, veuve de noble Guillaume Bertrand, juge pour le Roi en la cour commune du Puy) ; ép. François de Barjac (qui prit le nom de « de Pierregourde), ancien chanoine de la cathédrale du Puy et chef protestant en Vivarais (1572-1577), dont postérité éteinte dans la Maison de Maugiron.

Cf. A. Lascombe : Répert. (art. Chanteloube). — Chorier: Hist. du Dauphiné,

641. — FI. Benoît d'Entrevaux : Armor. du Vivarais. — Arch. de

l'Hôtel-Dieu du Puy (comm. de M. le chne E. Mercier). — Revue du Vivarais,

année 1906. — A. Jacotin : Preuves.

Posté le 09-10-2013 21:55 par Jimre

Pierre Gourde

C'est au sommet d'un piton rocheux d'une hauteur de plus de 600 mètres, que l'ancien château seigneurial domine le petit village de Gilhac-et-Bruzac. Le nom désignait autrefois deux hameaux différents qui avec d'autres faisaient partie de la terre de Pierregourde. On disait autrefois Gilhac en Pierregourde et Bruzac en Pierregourde. La Commune Gilhac-et-Bruzac fut détachée de Pierregourde et érigée en commune indépendante en 1790 et Pierregourde a été rattachée à Gilhac-et-Bruzac en 1883.

Depuis ce sommet sauvage du Haut-Vivarais, une vue exceptionnelle sur la vallée du Rhône et l'Eyrieux s'offre à vous. On peut notamment apercevoir la tour de Crest de l’autre côté du Rhône.

Pierregourde du latin "petragorda", pierre de gord, à cause de la nature friable du rocher. Quatre familles se sont succédées dans cette seigneurie: Pierregourde, Barjac, Maugiron et Veynes.

D’après Alain Saint-André, Paléographe de métier, aujourd’hui à la retraite, passionné qui a passé sa vie le nez dans les archives et autres actes de l’époque féodale, il est pourtant difficile de définir avec précision la date de construction du château. « D’après mes documents, je peux juste affirmer qu’en l’an 1000 il y avait déjà une tour et quelques murs. Ensuite, il s’est développé pour devenir un lieu majeur des guerres de religion entre catholiques et protestants ».

Datant du XIIIe siècle, le château de Pierregourde, dont le nom vient du vieux français "tour de guet de pierre", bien que marqué par les guerres de religions entre protestants et catholiques, doit plutôt sa ruine au fait qu'il fut utilisé comme carrière de pierres après son abandon au XVIIe siècle.

Le château seigneurial au sommet d'un piton rocheux (à plus de 600 mètres) domine en effet tout un village où les petites maisons de pierres ont été bâties sur des genres de terrasses. Il reste peu de choses du château en lui-même mis à part des lambeaux des murs du corps de logis. Mais tous les vestiges de constructions qui s'étagent sur la pente sud laissent deviner qu'il y eut là un ensemble important. Au pied du piton qui portait le donjon, on découvre les vestiges du corps de logis, de l'enceinte fortifiée et du village féodal.

Au cours des guerres-civiles, le château de Pierregourde demeura presque toujours aux mains des protestants. Il ne parait pas avoir été, d'ailleurs, l'objet d'aucune attaque sérieuse. Jacques de Chambaud, chef des protestants, y rassembla des troupes en 1586.

Dès 1561, une Eglise appelée Temple de Gilhac, dit de Girbaud est "dressée" à Pierregourde sur la route qui mène au château. Le seigneur de Pierregourde lui-même adhère un peu plus tard à la Réforme. Lorsque, au début de la troisième guerre civile, en 1568, Jacques de Crussol fait pour le service de Condé de grandes levées de troupes, en Languedoc et en Dauphiné, le seigneur de Pierregourde commande le régiment des volontaires du Bas-Vivarais, comptant onze enseignes. Durant cette période mouvementée, le château de Pierregourde demeura presque toujours aux mains des protestants.

Puis il aurait été détruit au milieu du XVIIe siècle sur ordre de Richelieu. Mais là encore, le mystère demeure. Toujours d’après Alain Saint-André « Si les remparts ont bel et bien été rasés, je n’ai en revanche retrouvé aucun acte de démolition du château ». Ensuite, le château fut laissé à l’abandon et ses pierres furent pillées pour construire des fermes environnantes.

Un état de 1742 évalue à 100 le nombre des familles nouvelles converties de la paroisse de Bruzac. Le temple actuel date de 1872.

Une légende raconte qu'on trouverait des boules d'or cachées dans l'ancien puits. 


Sources:

- Site Medarus.

- Wikipedia .

- Site du Dauphiné.


Photos:

- Jimre(2013)


Posté le 09-10-2013 17:21 par Jimre


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