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Merindol


Le premier seigneur connu est Guy, vicomte de Cavaillon. Ce fut lui qui, en 1225, accorda aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur son fief. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240. Puis, en 1248, Mérindol devint possession directe du comte de Provence. En 1257, celui-ci transigea avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier obtint ce village et ses dépens en fief, le second en garda le spirituel. A la fin du XIIIe siècle, Guillaume de Podio était seigneur de Mérindol ; en 1300, il vendit cette terre à Bertrand de Baux, prince d'Orange.

À la fin du XIVe siècle, le village est entièrement détruit par Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne, venu des Baux. Il va rester inhabité pendant plus d'un siècle.

Cet abandon, au cours du XVe siècle, entraîna la disparition du bac au profit de celui de Sénas. Le village fut repeuplé, grâce à un acte d'habitation passé en 1504, par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, dissidents de l’Église catholique.

A cette époque, le pays était couvert d’une épaisse forêt, à travers laquelle passait le chemin et où les voyageurs étaient continuellement attaqués et dévalisés. L’évêque se résolut donc d’y fonder un village pour la sûreté publique. Et ce sont donc les vaudois de la Valmasque qui y affluèrent.

Minorité religieuse du douzième siècle, les Vaudois sont les disciples de VALDO, marchand lyonnais qui fait réaliser des copies de textes bibliques en langue courante. Les Vaudois seront déclarés hérétiques et poursuivis par l'église catholique. Fuyant l'inquisition, ils s'installent dans le Luberon fin quinzième, début seizième siècle.

Les seigneurs de ce territoire vont donc conclure des accords avec les populations vaudoises afin de faire renaître les villages et relancer l'économie.

En 1530, l'Inquisition retrouve la trace des Vaudois et le dominicain Jean de Roma dirige une campagne de lutte contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi, alerté par la tournure des événements (l’Inquisiteur s’enrichissant des pillages)

En 1540, le Parlement de Provence prend l'arrêt de Mérindol condamnant les habitants des villages soupçonnés de semer le trouble et d'être hérétiques.

En 1540 à nouveau, un juge d’Apt fait arrêter et brûler un meunier protestant de Mérindol (et confisque à son profit son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région. Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit ou arrêt de Mérindol (18 novembre 1540), pris par le parlement de Provence, qui condamne 19 habitants au bûcher, et le village à être rasé. Plusieurs ambassades du village sont menées, notamment celle dirigées par André Meynard, né à Merindol en 1502, pour obtenir grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, mais finalement, la grâce est refusée le 1er janvier 1545. 18 villages du Luberon dont Merindol seront rasés, brûlés et leurs populations massacrées en 1545.Le village  de Merindol est entièrement brûlé le 18 avril 1545, et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés.

Meynard fit reconstruire le château en 1551 et y établit une garnison de cent hommes, ce qui n’empêcha pas Serbelloni de prendre et de saccager le village en 1562

C’est à Mérindol encore que, le 12 février 1560, au tout début des guerres de religion, Paulon de Mauvans ou Paul de Mouvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot. Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par l’édit de Saint-Germain aux protestants de Provence.

En 1567, Merindol est pris par les religionnaires de Provence, et, en 1570, ses habitants, après avoir brûlé le château de Javon, les métairies de Lauris, Ménerbes, Oppède, Robion et même de Cavaillon, se joignent à ceux de Murs pour tenter une attaque de nuit contre Mormoiron. Repoussés par Chabrillant, gouverneur de Carpentras, ils se replient sur Joucas et le couvent de Saint Hilaire, dont ils emmènent le prieur et les autres religieux.

Ce n'est qu'avec le dernier Edit de Tolérance (1787) et la Révolution française que les persécutions cesseront définitivement pour des Vaudois qui avaient rejoint la réforme dans le cours du seizième siècle.

De nos jours, il ne subsiste que deux pans murs du vieux castrum, veillant sur le mémorial Vaudois.

 

Héraldique :

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une hirondelle volante en bande d'argent ; et une mer du même, à la pointe de l'écu

Sources :

- Site de Merindol

- Wikipedia

- Provenceweb

- Luberonweb


Posté le 01-05-2013 19:01 par Jimre


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