Tour Montmayeur

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Tour Montmayeur

La tour Montmayeur

Situation

Aime la Plagne

Dans la ville, on trouve sur l'avenue de la Tarentaise la basilique Saint Martin et non loin de là, à l'angle de la rue de la Gare et de la voie ferrée, on peut apercevoir cette tour.

Histoire

Aime appartint dès le XIIe siècle au comte de Savoie qui s'y faisait représenter par les vicomtes de Tarentaise, les Briançon, dont Aime est peut-être le berceau, plus qu'Aigueblanche, selon L. Chavoutier. Après quatre ou cinq générations de pouvoir des Briançon, la vicomté fut transmise aux sires de Montmayeur, grands barons issus du Grésivaudan vers 1221. Ce sont eux qui établirent les deux tours du château de Saint-Sigismond, mais surtout la tour de Montmayeur, point fort de la ceinture fortifiée qui protégeait le bourg d'Aime, reliée à la tour du Maney, à la tour carrée qui existe encore de l'autre côté du pont sur l'Ormente, et à la tour de Poëncet, sous la route de Tessens (tour ronde toujours visible derrière le pavillon des religieuses d'Aime).

Les Montmayeur jouèrent un rôle très important en Savoie, et eurent de nombreux fiefs : Aime, Villard-Sallet, Apremont, etc. ; certains d'entre eux furent inhumés dans l'église Saint-Martin d'Aime, leur sépulcre a disparu, mais il était représenté sur le plan fait en 1696 par le doyen Dusaugey.

La tour est mentionnée lors de l'inféodation en 1392 à Claude de Montmayeur, puis en 1447 noble Humbert de Montmayeur et son frère Claude en sont investis.

La tour commandait aussi un pont à péage sur l'Isère.

Description

La tour ou maison forte se compose d'un logis rectangulaire, flanqué et dominé sur l'un des grands côtés par un donjon carré de 9,55 mètres de côté hors œuvre, sur 19,30 mètres de haut, avec des murs épais de 2,40 mètres. Une grosse cage d'escalier cylindrique accostée à la tour dessert l'habitation, dont elle ne dépasse pas la hauteur du premier étage. L'ensemble est encore relativement en état.

Les angles, les pieds droits des portes et des meurtrières, les claveaux des arcs sont composés de cailloux roulés de l'Isère noyés dans un mortier de chaux. La tour contenant l'escalier est de beaucoup postérieure au donjon qui paraît remonter au XIIe siècle, alors que la porte de la tour d'escalier et la fenêtre du premier étage du donjon sont fin XVe ou début XVI e siècle. Un peu plus loin, à droite de la tour de Montmayeur, on aperçoit encore un peu les traces d'une tour ronde, non loin de la voie ferrée, et une autre tour ronde paraît avoir été détruite lors de la construction de la voie ferrée, elles balisaient le mur d'enceinte du bourg.

Le sommet du donjon Montmayeur était couronné de mâchicoulis, dont certains sont encore discernables au sud et à l'ouest, ce qui permit à l’architecte Borrel de restituer l'élévation du bâtiment en plan.


Sources fournies par Nano.M: 

- Châteaux et maisons fortes savoyards, Michèle Brocard - Elisabeth Sirot, Editions Horvath.


Photos :


- Jimre (2022)


Posté le 22-10-2022 19:44 par Jimre